Propriété intellectuelle
Assouplissement de la législation relative au droit de suite en France
Actualité 24.08.2015
Après saisie de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’une question préjudicielle, la première chambre civile de la Cour de cassationconfirme l’assouplissement delalégislation relative audroit de suite en France par un arrêt du3 juin 2015
Prévu à l’articleL122-8 alinéa 3 du Code de la propriété intellectuelle, le droit de suite consiste en un droitde participation au produit de toute vente d’une œuvre après sa première cession dont bénéficientles auteursd’œuvres graphiques et plastiques
Aux termes de cet article et conformément à la directive européenne du 27 septembre 2001, le droit de suite est à la charge du vendeur et la responsabilité de son paiement incombe au professionnel intervenant dans la vente et, si la cession s’opère entre deux professionnels, au vendeur
En l’espèce le litige opposait Christie’s France, société de ventes volontaires aux enchères publiques, auSyndicat National des Antiquaires (SNA) qui s’était porté acquéreur d’une oeuvre dont le contrat de vente prévoyait que le paiement du droit de suite incombait non pas au vendeur mais à l’acquéreur
Engageant une action en nullité de la clause litigieuse, le SNAse trouve d’abord conforté dans ses demandes par la Cour d’appel de Paris, Christie’s se pourvoit en cassation et les juges décident alors de saisir la CJUE d’une question préjudicielle
Dans une réponse reprise ensuite par les juges de la Cour de cassation, la CJUEa énoncé que la directive devait être interprétée en ce sens qu’elle ne s’oppose pas à ce que la personne redevable du droit de suite, désignée comme telle par la législation nationale,puisse conclure avec toute autre personne, y compris l’acheteur, que cette dernière en supporte définitivement, en tout ou partie, le coût
Un acheteur, pour le moins professionnel, pourra se voir dès lors redevable d’un droit de suite
Les juges ne manquenttoutefoispas de rappeler qu’un tel arrangement contractuel n’affecte nullement les obligations et la responsabilité qui incombent à la personne redevable envers l’auteur.Ainsi, encas de non respect d’une telle clause, l’obligation et la responsabilité du paiement du droit de suite reviendrontau vendeur tel qu’il est prévu par la loi
Notons que cette nouvelle approche contractuelle du droit de suite est aisément acceptable entre deux professionnels du marché de l’art
Prévu à l’articleL122-8 alinéa 3 du Code de la propriété intellectuelle, le droit de suite consiste en un droitde participation au produit de toute vente d’une œuvre après sa première cession dont bénéficientles auteursd’œuvres graphiques et plastiques
Aux termes de cet article et conformément à la directive européenne du 27 septembre 2001, le droit de suite est à la charge du vendeur et la responsabilité de son paiement incombe au professionnel intervenant dans la vente et, si la cession s’opère entre deux professionnels, au vendeur
En l’espèce le litige opposait Christie’s France, société de ventes volontaires aux enchères publiques, auSyndicat National des Antiquaires (SNA) qui s’était porté acquéreur d’une oeuvre dont le contrat de vente prévoyait que le paiement du droit de suite incombait non pas au vendeur mais à l’acquéreur
Engageant une action en nullité de la clause litigieuse, le SNAse trouve d’abord conforté dans ses demandes par la Cour d’appel de Paris, Christie’s se pourvoit en cassation et les juges décident alors de saisir la CJUE d’une question préjudicielle
Dans une réponse reprise ensuite par les juges de la Cour de cassation, la CJUEa énoncé que la directive devait être interprétée en ce sens qu’elle ne s’oppose pas à ce que la personne redevable du droit de suite, désignée comme telle par la législation nationale,puisse conclure avec toute autre personne, y compris l’acheteur, que cette dernière en supporte définitivement, en tout ou partie, le coût
Un acheteur, pour le moins professionnel, pourra se voir dès lors redevable d’un droit de suite
Les juges ne manquenttoutefoispas de rappeler qu’un tel arrangement contractuel n’affecte nullement les obligations et la responsabilité qui incombent à la personne redevable envers l’auteur.Ainsi, encas de non respect d’une telle clause, l’obligation et la responsabilité du paiement du droit de suite reviendrontau vendeur tel qu’il est prévu par la loi
Notons que cette nouvelle approche contractuelle du droit de suite est aisément acceptable entre deux professionnels du marché de l’art

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